Appel à communication | Call for Papers

“Nous sommes à une époque où l’espace se donne à nous sous la forme de relations d’emplacements“.
Michel Foucault, Des espaces autres (1967), Hétérotopies, in Dits et écrits, 1984,
Des espaces autres (conférence au Cercle d’études architecturales, 14 mars 1967), in Architecture, Mouvement, Continuité, n°5, octobre 1984, pp. 46-49.

Chaque jour, la ville connectée s’empare un peu plus de nos corps pour les transformer en produits communicants. Dans cette aventure indissociable des technologies numériques, menée avec l’architecture des flux et les systèmes de contrôle, quel peut être le rôle de l’Art ? Face à cet HyperUrbain, comment se conçoit notre territoire et / ou comment regagner un peu de terrain ? Quel est notre place en tant que vecteur subjectif de tous ces i-LISIBLES (dans le lisible de l’information, dans les flux qui nous traversent) ? Et comment encore créer du lien social dans ces villes d’un nouveau genre à l’aide de, ou contre ces machines informationnelles disséminées tout autour de nous ? Ainsi, est-ce qu’il nous est encore possible de concevoir une nouvelle ère post-numérique ou de plus simplement s’emparer de ces machines algorithmiques afin de les détourner, retourner, disséquer vers un imaginaire créatif, voire de nouveaux terrains d’expérimentation pour retrouver enfin un pouvoir de mobilis-acteur ?
Dans cette sixième édition d’HyperUrbain, consacrée à la ville post-numérique, nous questionnerons ainsi le rapport de l’art numérique à la ville ainsi que l’impact sur la vie urbaine de ces technologies qui transforment fondamentalement le rapport du corps à l’environnement, dans ce que Michel Foucault nomme comme des relations d’emplacement.

Ces questions, à travers (l’art au sens large du terme) pourront porter par exemple sur :
— la place du corps et des interrelations qu’il entretient entre société, patrimoine et territoire numérique dans les villes contemporaines.
— la multiplication des réponses citoyennes face à la géolocalisation des flux et leurs systèmes de contrôle.
— l’interprétation artistique des réseaux sur la numérisation des formes, des flux et des informations.
— la dynamique poétique de l’appropriation des territoires urbains.

THEMES
HyperUrbain.6 s’adresse à l’ensemble de la communauté artistiques et scientifique : art plastique, art numérique, architecture, urbanisme, géographie, la sociologie, sciences de l’information et de la communication, informatique, ergonomie, philosophie, … s’intéressant à la ville, à la ville sociale et son évolution
Nous souhaitons solliciter des contributions proposant de réflexions et/ou de réalisation(s) dans ces domaines (liste non-exhaustive) :

  • Ville Hybride
  • Urbanité Numérique
  • Aménagement de territoire hybride
  • Conception de l’information et de la communication dans un espace urbain
  • Conception des objets communicants
  • Ergonomie de la conception des nouveaux systËmes d’information
  • Nouveaux systèmes d’information géographique (SIG)
  • Cartographie numérique
  • Visualisation de données urbaines
  • Interfaces géospatiales, modes de production de données et géotaggage
  • Jeux de réalité mixte ou jeux pervasifs comme formes d’appropriations de la ville
  • Rapport État-citoyen et démocratie locale
  • Approches d’écriture et de lecture du territoire
  • Technologies de sociabilité urbaine
  • Pratiques et représentations de la ville
  • Temporalités de la ville
  • Temporalités des formes urbaines
  • Sémiotique temporelle de la ville
  • Médiations numérique et identités de la ville

Dates à retenir | Important Dates (prolongation | extended)
* 26 Février 2017 : envoi des propositions de communication
* 4 Avril 2017 : notification d’acceptation par email
* 5 mai 2017 : envoi du texte final
* 6-8 juin 2017 : colloque

—Call for Papers

« Our epoch is one in which space takes for us the form of relations among emplacements. » Michel Foucault, Of Other Spaces: Utopias and Heterotopias (1967)

Every day, the connected city takes a little more of our bodies to transform them into communicating products. In this adventure, inseparable from digital technologies, driven by architecture of flows and control systems, what can be the role of Art? Facing this HyperUrbain, how is our territory conceived and / or how to regain a bit of ground? What is our place as a subjective vector of all these i-READABLES (with the readable portion of information, through the flux streaming around us)? And how can we still create social bounds in these cities of a new kind, with or against these informational machines scattered all around us? Thus, it is still possible for us to conceive a new post-digital era and seize these algorythmic machines in order to divert them, to return, to dissect towards a creative imagination, and eventually to experiment the new power of a mobilis-actor?

In this sixth edition of HyperUrbain, devoted to the post-digital city, we will question the relationship between digital art and the city, as well as the impact on urban life of these technologies that fundamentally transform the body’s relation to the urban environment, in what Michel Foucault names as emplacement relationships.

These questions, implying art in the broad sense of the term, could include, for example:
– the place of the body and the interrelations it maintains between society, heritage and digital territory in contemporary cities;
– the multiplication of citizen responses to the geolocation of flux and their control systems.
– the artistic interpretation of networks on the digitization of forms, flux and information.
– the poetic dynamics of the appropriation of urban territories.